Couverture du Baromètre 2026 Abraxio de Maturité de Pilotage de la DSI

Baromètre Abraxio 2026 de la maturité du pilotage de la DSI : des DSI lucides, exigeantes… et toujours en mouvement

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161 répondants, 42 critères analysés, 7 piliers du pilotage. C’est sur cette base qu’Abraxio publie la 2e édition de son baromètre de la maturité du pilotage des DSI. Réalisée entre le 20 novembre 2025 et le 2 janvier 2026, l’étude repose sur l’autoévaluation des DSI, invitées à apprécier leur niveau de maturité sur l’ensemble des dimensions structurantes de leur pilotage.

Des dynamiques contrastées, révélatrices des tensions actuelles

Seules 18 % des DSI déclarent disposer de dispositifs outillés, pédagogiques et collaboratifs pour arbitrer les budgets. Ce taux descend à 12,5 % dans les DSI de plus de 50 ETP.

Entre urgences opérationnelles, transformation, contraintes budgétaires et dette organisationnelle, les DSI doivent composer avec des arbitrages permanents, y compris dans leurs propres chantiers d’organisation et de gestion. Ainsi, le pilotage progresse par paliers, au gré des priorités et des contextes.

Taille de la DSI : un facteur structurant, mais non déterminant

Comme dans l’édition 2025 du baromètre, la taille de la DSI demeure un facteur différenciant. La maturité globale moyenne des DSI de plus de 50 ETP s’établit à 16,8 sur 30, contre 14,4 sur 30 pour les DSI de moins de 50 ETP.

Des écarts significatifs apparaissent logiquement sur plusieurs critères :

  • Ainsi, 42 % des DSI de plus de 50 ETP déclarent que leurs équipes de chefs de projets partagent des méthodes, outils et référentiels communs, contre seulement 20 % dans les DSI de moins de 50 ETP. Dans ces dernières, des pratiques souvent hétérogènes et dépendantes aux chefs de projets en place traduisent un déficit de structuration qui freine la montée en maturité collective et la sécurisation des projets.
  • Dans les DSI de moins de 50 ETP, seules 30 % déclarent avoir engagé une démarche d’acculturation et d’adaptation des compétences à l’IA. À l’inverse, les DSI de grande taille affichent une dynamique plus avancée, avec 46 % de réponses positives

Il est à noter toutefois que la maturité ne dépend pas uniquement des moyens. Les « petites » DSI progressent de façon notable sur des piliers clés (la délégation, le pilotage des dépenses IT et des performances économiques des fournisseurs) et avec des résultats très proches des grandes, preuve que la maturité dépend aussi de la méthode et de l’outillage.

Gouvernance et implication des Métiers : le principal levier de maturité

Les DSI savent que la maturité du pilotage se joue de plus en plus hors de la DSI, sur la capacité à arbitrer, dialoguer et décider collectivement.

Des freins structurels à la maturité du pilotage

Dans le top 3 des freins identifiés spontanément par les répondants, le manque de temps est l’ennemi n°1 des DSI, source d’un cercle vicieux puisqu’il est autant la conséquence d’un pilotage pas encore assez mature qu’un obstacle à sa mise en œuvre. En 2e préoccupation arrive la tension sur les ressources, qu’elles soient humaines ou financières, qui contraint les marges de manœuvre puisque la capacité de la DSI à investir dans sa propre maturité est souvent sacrifiée au profit de priorités business plus immédiates. Enfin, le déficit d’outillage et de données fiables complète le « podium des freins », engendrant un pilotage fragile, trop souvent réactif et difficile à défendre.

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