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Quelles sont les 5 figures du PMO ?

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Aux racines de la crise d’identité : la réalité contrastée des PMO en France

Premier constat : du PMO SI isolé au département transverse structuré, il existe en France presque autant de PMO que de DSI, voire d’entreprises. Si ses missions et sa position varient selon les entreprises et notamment leur taille, dans tous les cas, les contours de son rôle restent mal définis.

L’expérience vécue, les dizaines de PMO rencontrés lors des accompagnements à l’utilisation d’Abraxio et la participation à plusieurs groupes d’échanges autour de cette profession nous ont permis de distinguer une trajectoire type de la fonction, avec 5 grands niveaux de maturité qui coexistent. 5 « figures » que peut recouvrir la fonction de PMO, cette multiplicité entretenant le flou sur son rôle et ce qu’on attend de lui.

Niveau 0 : pas de PMO ! Dans une petite DSI, la conduite de projets est généralement confiée à une poignée de personnes dont le métier n’est pas la « chefferie de projets ». Elle est mise en œuvre sans réelles bonnes pratiques, et varie énormément en fonction du niveau de maturité de cette DSI. Si elle est faible, pas de PMO : les projets ne seront pas vus comme tels, et ne seront « pilotés » que lorsqu’une direction coincera le DSI au détour d’un comité sur l’avancement d’un projet promis il y a quelque temps…  C’est souvent à ce moment-clé que les premiers éléments de définition du rôle de PMO vont commencer à émerger et le niveau suivant se mettre en place.

Niveau 1 : un chef de projet prendra le rôle de « PMO sauveur » et fournira support et assistance aux autres chefs de projets, aide à la réalisation des livrables, des comptes-rendus, création de modèles standards… Oui mais… Aider les chefs de projet, les professionnaliser, c’est bien ; s’assurer que les méthodes et outils sont bien utilisés par tous, c’est mieux.

Niveau 2 : c’est celui du « PMO conformiste ». Écriture de bonnes pratiques, de processus et gestion d’une base de connaissance pour les chefs de projet, systémisation des retours d’expériences projets, déploiement d’outils, vérification de la conformité… : les missions “en propre” du PMO se structurent avec, pour résultat, le risque qu’il soit perçu comme un empêcheur de tourner en rond, dont on ne saisit plus la valeur ajoutée. C’est souvent un moment critique pour la fonction : en interne, un sponsor fort doit le soutenir afin d’expliquer son rôle, asseoir sa légitimité, et contribuer à le rendre visible aux plus hauts niveaux. Sans cet appui, la fonction risque progressivement de s’éteindre, le PMO devenant alors le “fourre-tout” de la DSI : un gros projet ? C’est pour lui ! Un reporting à consolider ? Idem. Le point sur les budgets ? Rebelote…

En revanche, si ce baptême du feu est remporté, le rôle va prendre toute sa dimension.

Nicolas Robert
Directeur Customer Success d’Abraxio